Je me libère de toute colère

L’émotion de la colère peut être décrite comme l’action de prendre un morceau de métal brûlant et de le jeter sur une autre personne. À la fois le lanceur et le receveur sont blessés dans l’action. La colère est une émotion très intense et très puissante qui nous déconnecte totalement du coeur.

Mais qu’elle est la réelle source de la colère?

Elle est générée par les attentes que nous portons sur le monde autour de nous et envers nous-même. Quand il se produit quelque chose qui est contraire à nos attentes, la colère est un moyen de prendre le contrôle sur ce qui semble nous échapper. Le monde autour de nous change alors que nous ne voulons pas changer. La colère est alors un mécanisme de défense pour combattre ce changement et tenter de le stopper. Avec cette émotion nous ne cherchons jamais de solution, nous cherchons seulement à avoir raison. Nous créons une séparation avec la situation et nous la jugeons comme un ennemi menaçant.

Il y a donc une bénédiction dans la colère. En effet lorsqu’elle apparaît c’est un signal que nous créons une résistance quant à la situation qui se présente à nous. Ce principe ne nous demande pas de ne plus jamais ressentir de colère de notre vie. Il nous invite à être conscient de notre réponse face à celle-ci et de nous en libérer. Lorsque nous la sentons monter en nous, allons-nous décider de la laisser prendre le contrôle ou allons-nous la canaliser et l’expulser de manière saine? Au lieu de nous identifier à l’émotion, nous pouvons nous placer en observateur et ainsi la canaliser. La première chose que nous pouvons faire est de sortir de la situation qui provoque cette colère. Nous ne sommes jamais victime de ce qui nous arrive et rien ne nous oblige à rester dans une situation qui nous fait du mal. Il nous faut ensuite être prêt à reconnaitre notre part de responsabilité dans cette émotion. Bien que la situation l’ait déclenchée, celle-ci n’a rien à voir avec notre réaction, c’est seulement le déclic qui nous permet de nous rendre compte d’une attente que nous portons face au monde. Une fois que nous avons trouvé un moyen d’exprimer cette colère de manière saine (activité physique, méditation, respiration, etc…) nous pouvons développer de la compassion envers nous-même et ainsi retourner à la situation depuis une position beaucoup plus positive.

En agissant consciemment de cette façon nous nous rendons très rapidement compte que nous devenons de moins en moins sujet à la colère et que celle-ci devient de moins en moins intense. De cette façon nous nous libérons de toute colère.

La deuxième chose que la colère nous apporte est la reconnaissance de nos attentes limitantes. Nous avons vu que la colère est le résultat d’une différence entre le monde et nos attentes. Lorsqu’elle se fait ressentir elle est donc le signal que nous sommes en train de nous figer sur nos attentes. C’est en quelque sorte une invitation à s’ouvrir, à accepter ces changements qui s’opèrent face à nous. L’acceptation nous permet d’accueillir la situation de manière beaucoup plus posée et réfléchie. Accepter n’est pas se soumettre, accepter c’est cesser de résister. Nous sommes alors capable d’agir et de prendre des décisions d’une position beaucoup plus constructive pour nous-même ainsi que les autres autour de nous.